Le tabac est également néfaste pour la planète.

Tout le monde sait que la cigarette est dangereuse pour la santé mais cela l’est aussi pour la planète. Selon l’OMS, la culture du tabac utilise chaque année 200 000 hectares de terres, 22 milliards de tonnes d’eau et émet 84 millions de tonnes de CO2. Sans compter les 4500 milliards de mégots contenant pas moins de 7000 composés chimiques qui chaque année se retrouvent dans la nature. Un seul d’entre eux polluerait jusqu’à 100 litres d’eau.

La culture du tabac est considérée comme étant l’une des activités agricoles les plus nocives pour l’environnement. Elle a des impacts négatifs tout au long de son cycle de vie, depuis la production de semences jusqu’à la transformation et la consommation.

  • La culture du tabac nécessite une grande quantité d’eau et d’engrais chimiques, ce qui peut entraîner des problèmes d’eutrophisation et de pollution des eaux.
  • Les pesticides utilisés dans la culture du tabac peuvent être nocifs pour les abeilles et les pollinisateurs, ainsi que pour les autres espèces animales et végétales de la région.
  • La culture du tabac est souvent associée à la déforestation, car les arbres sont coupés pour faire place aux champs de tabac.
  • Les feuilles de tabac doivent être séchées avant d’être transformées en cigarettes, ce qui nécessite des grandes quantités de bois de chauffage, contribuant ainsi à la déforestation.
  • Les cigarettes sont l’une des principales causes de déchets et de pollution de l’air.

Il est important de noter que les impacts négatifs de la culture du tabac varient en fonction de nombreux facteurs, comme la méthode de culture utilisée, les pratiques de gestion des ressources et les politiques environnementales mises en place. Il existe des pratiques plus durables et des alternatives pour la production de tabac qui peuvent aider à minimiser les impacts négatifs pour l’environnement.

La culture du tabac génère des émissions de gaz à effet de serre (GES) tout au long de son cycle de vie. Les principales sources d’émissions de GES liées à la culture du tabac incluent :

  • La déforestation : lorsque les arbres sont coupés pour faire place aux champs de tabac, cela entraîne la libération de carbone stocké dans les arbres, ce qui contribue aux émissions de GES.
  • La production de fertilisants et d’engrais : la fabrication de ces produits chimiques génère des émissions de GES.
  • La culture elle-même : les processus de croissance des plantes de tabac consomment de l’énergie et génèrent des émissions de GES.
  • La transformation des feuilles de tabac : les étapes de séchage, de fermentation et de conditionnement des feuilles de tabac nécessitent de l’énergie et génèrent des émissions de GES.
  • La combustion de bois pour sécher les feuilles de tabac : cela génère des émissions de GES, ainsi que des émissions de particules et de monoxyde de carbone.

Il est important de noter que les émissions de GES liées à la culture du tabac varient en fonction de nombreux facteurs, comme les pratiques de culture utilisées, les pratiques de gestion des ressources et les politiques environnementales mises en place. Il existe des pratiques plus durables et des alternatives pour la production de tabac qui peuvent aider à minimiser les émissions de GES.

Il est difficile de donner un chiffre précis pour les émissions de CO2 liées à la culture du tabac, car cela dépend de nombreux facteurs tels que les pratiques de culture utilisées, les conditions climatiques, les politiques environnementales mises en place, etc.

Selon certaines études, les émissions de CO2 liées à la culture du tabac peuvent varier entre quelques dizaines de kilogrammes par hectare pour les cultures de tabac biologiques jusqu’à plusieurs milliers de kilogrammes par hectare pour les cultures de tabac conventionnelles intensives.

Par exemple, une étude de 2018 a estimé que les émissions de CO2 liées à la culture du tabac en Chine, qui est le plus grand producteur mondial de tabac, étaient de l’ordre de 2,5 millions de tonnes par an.

Il est important de noter que les émissions de CO2 ne représentent qu’une partie des émissions de GES liées à la culture du tabac. Il y a aussi des émissions de méthane et de protoxyde d’azote qui sont produites tout au long de son cycle de vie.